Direction le Chili pour les vendanges 2026

Comment se passent ces vendanges et que peuvent-elles nous apprendre ? 

 

Vignoble
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Quels enseignements pour vos vins ?

Au Chili, les conditions climatiques de 2026 ont fortement accentué les écarts entre régions, avec un impact direct sur la structure, la maturité et l’équilibre des raisins.

Dans cet article, découvrez les conditions observées grâce aux études menées par nos équipes terrain.

Focus sur Curicó et Maipo : deux vallées, deux dynamiques de maturation, révélatrices des défis auxquels les œnologues sont confrontés.

Ces situations font écho à des problématiques que l’on retrouve aujourd’hui en Europe : hétérogénéité des parcelles, maturités décalées et équilibres plus difficiles à maîtriser.

Grâce aux données terrain et aux analyses Dyostem®, nous avons identifié les leviers les plus efficaces pour sécuriser les profils vins dans ces conditions.

Un millésime précoce avec un fort potentiel alcoolique

 

Les données Dyostem® mettent en évidence un millésime 2026 à la fois précoce et concentré, avec une date d’arrêt de chargement avancée et un potentiel alcoolique supérieur aux références historiques.

Ce profil atypique complique la gestion des équilibres et nécessite des ajustements précis en vinification.

En savoir plus sur Dyostem

 

Vignoble Curico

CURICO : Des vendanges accélérées et des maturités parfois incomplètes

A Curicó, la saison a été marquée par des températures élevés en été, avec des maximales autour de 32–33 °C en janvier, suivies d’une baisse rapide en mars (environ 25–27 °C), perturbant la dynamique de maturation.

Des précipitations importantes en mars ont contraint les producteurs à avancer les récoltes, souvent avant une maturité optimale.  La baisse des températures qui a suivi a ensuite freiné la maturation, rendant la gestion des équilibres encore plus délicate.

MAIPO : Un équilibre fragilisé par des nuits chaudes

 

 

 

Les 3 conséquences de cette situation :

Maturation accélérée :

En ayant une moyenne plus élevée, la plante ne « se repose » pas la nuit.Le métabolisme reste actif 24 heures sur 24, ce qui accélère l'accumulation de sucre et peut avancer la date de récolte, même si l'après-midi n'a pas été « chaleur extrême ».

 

Dégradation de l'acide malique :

Les nuits chaudes sont principalement responsables de la chute rapide de l'acidité. Si les minimums étaient élevés, il est probable que les moûts aient un pH plus élevé que la normale.

 

Couleur et polyphénols :

Pour les rouges, l'absence de froid nocturne peut entraver la synthèse des anthocyanes (couleur). Les vins pourraient avoir une intensité de couleur inférieure à celle des deux années précédentes.

En conclusion

Ce que le Chili nous apprend, c'est que ces défis ne sont plus des exceptions. La variabilité des maturités, les déséquilibres analytiques, l'hétérogénéité des profils : autant de réalités qui progressent dans les vignobles européens, millésime après millésime.

Mieux les anticiper commence par mieux les observer. C'est le rôle de nos équipes terrain et ce que nous pouvons faire ensemble pour vos vins.

Si vous souhaitez connaître les recommandations de nos experts adaptées aux conditions observées, remplissez notre formulaire de contact. 

Nos équipes reviendront rapidement vers vous pour vous apporter des solutions et conseils personnalisés.

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